Dès ce vendredi 3 avril nous vous accueillons tous les jours (sauf le 1er mai) jusqu’au 4 mai, de 11h00 à 20h00.

 En septembre 2016 j’acquérais les bâtiments qui hébergent le Kairn. Et de travaux en tractations, Le Kairn vous ouvrait ses portes en mai de l’année suivante. 9 ans à le déployer et faire vibrer, à le nourrir et sentir ce coeur qui bat, croissant. 9 ans, le temps d’une grossesse de Kairn, et les deux dernières années furent vraiment lourdes à porter pour moi à bien des niveaux. C’est pourquoi j’ai décidé de transmettre ce bébé à des bras qui sauront continuer de le faire vivre, et lui insuffleront une nouvelle énergie. Des bras inconnus pour l’instant mais que je choisirai vigoureux pour que continue cette belle aventure en espérant que se poursuive cet esprit de famille qu’ensemble nous avons impulsé! pour tout contact concernant cette vente : lekairnperso@gmail.com

Au plaisir de vous lire et de vous voir (je suis encore là pour quelques mois!)

Karine

 Et pour suivre le fil des événements d’avril, voici un petit aperçu :
– dimanche 5 avril, à 17h00, rencontre dédicace avec Pauline QUIERZY, brillante autrice de notre vallée, pour son livre il était une fois l’Ouest sauvage, paru en février aux éditions Transboréal. un parcours à pied de 5000 kms sur le Continental Divide Trail
 vendredi 10 avril, de 17h00 à 19h00, nous nous demanderons au café-philo de Jean-Yves MERCURY si l’amour est souhaitable
– samedi 18 avril nous retrouverons Olivier REMAUD (et non le 19 comme annoncé précédemment) à 18h00 au Petit Théâtre de la gare pour une rencontre-projection puis ensuite au Kairn à 19h30 pour les dédicaces et le repas partagé
 samedi 25 avrilà partir de 18h00, lancement de la résidence de Sacha BERTRAND
– et, tous les lundis, petit marché de producteurs locaux de 16h30 à 18h30, à côté du KairnPour tous les événements n’oubliez pas de réserver si vous souhaitez manger ensuite!

dimanche 5 avril à 17h00
rencontre-dédicace avec Pauline QUIERZY

Convaincue que l’harmonie existe en bien des lieux, Pauline Quierzy se lance à pied sur le Continental Divide Trail (CDT), l’un des sentiers les plus sauvages des États-Unis. Elle entraîne avec elle son compagnon, Frédéric. En six mois, ils parcourent 5 000 kilomètres le long de la ligne de partage des eaux, entre les frontières mexicaine et canadienne, découvrant les paysages rudes et solitaires des Rocheuses au Nouveau-Mexique et au Wyoming, dans l’Idaho, le Montana puis le Colorado.

Pauline, peut-être la connaissez-vous? Elle habite désormais le Val d’Azun qu’elle irrigue de son sourire et de son énergie. Dans ce récit de voyage, chemins et les pics nous portent bien plus loin que les horizons partagés : la plume de Pauline est si lumineuse et précieuse que l’on aborde chaque phrase avec la curiosité de découvrir les beautés qu’elle recèle.
Un récit de voyage dense et rare.

Vendredi 10 avril de 17h00 à 19h00
Café philo sous la houlette de Jean-Yves MERCURY

L’amour est-il souhaitable?

Le prochain café-philo du Kairn aura pour menu cette question, à première vue banale, mais néanmoins « terrible » : l’amour est-il souhaitable ? Pourquoi « banale » parce que, spontanément, chacun et chacune s’empresserait de répondre : « évidemment que l’amour est souhaitable ! ». Or si nous avons tous besoin d’amour, d’être aimé et d’aimer savons-nous réellement ce que cette relation implique et peut « produire » ? Rien n’est moins sûr puisque l’évidence de la réponse masque peut-être les arcanes de sa profondeur, de ses paradoxes et de ses conséquences.
A l’origine, la philosophie elle-même se définit comme l’amour de la sagesse mais qu’est-ce donc que l’amour ? Autant dire qu’il y a plusieurs formes d’amour dont nous pouvons distinguer quelques modalités d’être :
1/ commençons par dire que l’amour est un sentiment et qu’il est donc lié à la sensibilité, à l’affectivité, aux émotions, à la corporéité et bien sûr à la sexualité. Cet amour est effectivement désir de l’autre comme objet possible de satisfaction ; Mais que vaut-il s’il n’est pas doué de réciprocité ?
2/ l’amour captatif celui qui cherche à accaparer l’autre pour se l’approprier affectivement, voire corporellement. Il n’est pas séparable semble-t-il d’une tentative de possession, de contrôle voire pire de soumission ! Il est expression d’un égoïsme et d’un narcissisme dangereux.
3/ l’amour oblatif celui qui tend à se donner à l’autre, à se dévouer pour lui et donc à s’ouvrir à son altérité mais où l’effacement devient un risque puisque abandon il peut être.
4/ L’amour passion qui se vit comme une force qui va, à laquelle on ne peut échapper et qui a pour conséquence, parfois ruineuse, la suspension de la raison, de la réflexion et de la lucidité. Il est, dans la tradition littéraire, marqué du sceau de la fatalité.
5/ L’amour authentique, qui délivrerait de la souffrance et du manque du désir pour s’élever jusqu’à la contemplation du Bien. (Merci Platon!).
6/ L’amour de soi ou amour propre qui consiste presque toujours à se privilégier et dont personne ne peut se sentir étranger. Ne faut-il pas un peu s’aimer pour pouvoir aimer les autres ? N néanmoins ,les conséquences peuvent virer au narcissisme !
Ces différentes figures de l’amour sont aussi conditionnées par un long et lourd héritage judéo-chrétien qui a fini par normer socialement des représentations de l’amour acceptables et valorisées et d’autres bien plus marginalisées ou même interdites. N’est-ce pas dire que l’amour est plus ou moins encadré par un ordre social, politique et historique qui crée des lois, celles de la bienséance, de la normalité et de la vie sociale ? Mais ces lois varient aussi en fonction des époques et les exemples ne manquent pas.
De fait l’amour est-il souhaitable et que cherchons-nous par la médiation d’une telle relation à l’autre ? S’il
est incontestablement question de désir, l’amour serait à la recherche de l’identification et de la possession de son objet au gré de son propre nomadisme. Mais que signifie « objet de son désir » ? L’amour entre deux personnes ne pose-t-il pas l’autre comme sujet ? Dès lors le risque même d’une telle relation n’est-il pas de s’enfermer au sein d’un appauvrissement de l’autre dont on ne peut reconnaître l’altérité ? Et, si tel est le cas n’est-ce pas un échec de la relation qui, idéalement, se voudrait une reconnaissance de l’altérité de l’autre ? Or qui est autrui ? Puis-je réellement le posséder ? Ne faut-il pas reconnaître qu’autrui est et demeure une différence ouverte que même l’amour le plus disponible ne peut connaître ? Merleau-Ponty, encore lui, a écrit ceci : « si autrui est vraiment autrui il est un impossible pour moi. Et il doit en être ainsi si vraiment autrui est autrui. » Différence ouverte donc, sans doute inaliénable, et qui nous confronte à cette personne aimée qui ne peut être qu’un « étranger ».
Mais l’amour qui s’affirme comme pouvoir de richesses, de plénitude et donc de bonheur si ce n’est de
félicité, n’en bute pas moins sur la dimension centrale de nos existences : la temporalité. S’il est banal de dire que le temps finit par tout user, aplanir, et effacer que vaut donc le risque de la relation amoureuse face à lui ? Peut-elle être une promesse de fidélité, quand ce n’est pas d’éternité ? Qui n’a pas osé dire : « je t’aime et c’est pour toujours » ? Pauvres fous que nous sommes et pourtant nous voudrions bien y croire au moment d’une telle profération !
Enfin que dire des illusions que chacun se fait sur lui-même et sur l’autre ? Que dire de la possible, voire
certaine souffrance dont peut accoucher la relation amoureuse ? Car si promesse du bonheur il y a nous faut-il oublier les accidents de souffrances que sont la jalousie, le mensonge, la trahison et la rupture ? Et pourtant malgré tous ces avatars ne sommes-nous pas tentés par « repartir » une fois que nous aurons repris un semblant d’équilibre ? Car, et pour tout dire, que vaudrait une vie sans amour ? Pourrait-elle prétendre être une existence humaine digne de ce nom ? Que penser de Grenouille dans le roman Le Parfum et de sa quête du parfum absolu celui qui enfin élèverait à l’amour ? Magie, folie, soif d’absolu et parfois réalité si banale et consternante que celle que nous vivons ! Alors, vraiment, l’amour est-il souhaitable ? Et qui serait assez raisonnable pour affirmer qu’il n’en a pas besoin ?

Samedi 18 avril, à 18h00, au Petit Théâtre de la gare
rencontre-projection avec Olivier REMAUD
À l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage Nocturne amphibien (Actes Sud, coll. Mondes sauvages, 2026) venez rencontrer le philosophe Olivier Remaud et mettez-vous dans la peau de Rana Pyrenaica,  le grenouille des Pyrénées, en voie d’extinction. L’auteur échangera en compagnie d’Etienne Farand, chef du secteur Val d’Azun pour le Parc National des Pyrénées. On parlera de fragilité des milieux, de l’épaisseur du temps terrestre et d’enquête scientifique.

La rencontre sera précédée d’une projection du documentaire L’Île Pyrénées (Marie Daniel et Fabien Mazzocco, 2015).

Elle sera suivie d’une séance de dédicaces au Kairn et d’un repas partagé (n’oubliez pas de réserver)

Evènement organisé par le Murmure du Monde en partenariat avec le Kairn

samedi 25 avril, à partir de 18h00,
soirée d’inauguration de la résidence de Sacha BERTRAND
lecture musicale et concert

Venez accueillir Sacha Bertrand, auteur de 11h02 le vent se lève (Paulsen, 2025), son premier roman
18h00 : lecture musicale avec la complicité de Oli du groupe Willo et Waspar au beatbox
19h00 : Repas
20h00 : concert de Willo

Lancement de la résidence le

 Le 20 juin dernier aux carnets de campagne de Dorothée Barbat :

  • Le Kairn : un bistro-librairie, précieux lieu de vie en zone rurale
    Dans un village pyrénéen de 600 âmes, Arras-en-Lavedan, cette librairie rencontre un joli succès. La patronne du « Kairn » est l’invitée des Carnets. Egalement au programme : une association de Tarbes, ENSEMAD, qui cherche des bénévoles pour donner des cours aux enfants malades.

Le département nous fait l’honneur d’une petit film sur le Kairn dans sa série sur les Hauts Pyrénéens ICI

Back to earth nous a rendu visite et est reparti avec un petit film : ruralité, le succès des cafés librairie

le film LE KAIRN LA BELLE ALLURE  pour vivre le Kairn en son, en mots et en image

réalisé par Jean Pacholder. Pendant les printemps et été 2018, Jean a fait partie de l’équipe, avec sa caméra. Merci à lui pour le film et pour la libre diffusion.

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L’émission CARNET DE CAMPAGNE du 4 juin 2019 sur les Pyrénées, France Inter

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Et aussi
Les In8 parlent de nous ! Les In8, c’est une maison d’édition à Morlaas, qui a notamment publié Le goût de la viande de Gildas Guyot, un premier roman que nous avons beaucoup aimé comme vous le savez…
Un Web magazine parle de nous !  Il s’agit de ICI, tout va bien, Territoires d’actions, de projets et d’utopies en partage…… et un nouvel article https://www.ici-toutvabien.org/applaudir/388-besoin-de-prendre.html

Suite à son passage au Kairn fin juin, Sarah Roubato a écrit un article dans La Relève et la peste
Belles occasions d’aller voir leurs sites !