| Le Kairn est ouvert vendredi, samedi, dimanche et lundi de 11h00 à 20h00, puis le Kairn fermera pour ses vacances annuelles du 23 mars inclus au 3 avril, date à laquelle nous rouvrirons tous les jours pour les vacances de Pâques! |
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| En septembre 2016 j’acquérais les bâtiments qui hébergent le Kairn. Et de travaux en tractations, Le Kairn vous ouvrait ses portes en mai de l’année suivante. 9 ans à le déployer et faire vibrer, à le nourrir et sentir ce coeur qui bat, croissant. 9 ans, le temps d’une grossesse de Kairn, et les deux dernières années furent vraiment lourdes à porter pour moi à bien des niveaux. C’est pourquoi j’ai décidé de transmettre ce bébé à des bras qui sauront continuer de le faire vivre, et lui insuffleront une nouvelle énergie. Des bras inconnus pour l’instant mais que je choisirai vigoureux pour que continue cette belle aventure en espérant que se poursuive cet esprit de famille qu’ensemble nous avons impulsé!
Et, pour clore ce cycle, j’aimerais collecter vos anecdotes, textes, dessins, photos, poésie. ou tout autre vecteur de témoignages. Un livre qui vous a marqué, une rencontre, un événement, un message, une remarque, que contiendrait un « journal de bord » . Je vous propose de collecter toutes les infos d’ici mi-mai pour vous remettre ce journal… dès que je l’ai fini!!! Ce journal n’est pas destiné à une distribution publique mais vraiment à un partage de ces années passées ensemble.
Et pour ne pas encombrer le mail du Kairn je vous invite à partager vos éléments à cette adresse : lekairnperso@gmail.com
Au plaisir de vous lire et de vous voir (je suis encore là pour quelques mois!)
Karine |
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Vendredi 13 mars de 17h00 à 19h00
Café philo sous la houlette de Jean-Yves MERCURYQu’est-ce qu’être au monde?Nous ne pouvons commencer qu’en nous référant à cette évidence existentielle première qu’est notre naissance, c’est-à-dire notre « mise au monde ». En effet, tout accouchement nous met au monde, nous introduit à ce monde en tant que corps et donc en tant que chair. Autant dire que nous sommes toutes et tous au monde à travers notre corps, par et avec lui et qu’ainsi exister, au sens humain, c’est être corps. Mais en quoi cela nous éclaire-t-il sur ce qu’est vraiment être-au-monde ?
Revenons donc au corps et plus particulièrement à ce qui fait que le corps n’est pas seulement naturel (c’est-à-dire physiologique, biologique) mais tout autant culturel ( parce que percevoir c’est déjà donner un certain sens au monde dans lequel je vis). Il y a de fait une intentionnalité de la perception qui n’est pas réductible à la seule anatomie pas plus d’ailleurs qu’elle le serait à une conscience constituante.
Autant dire qu’exister c’est bien être inséré dans le monde, être en lui mais en même temps à distance de lui par mon corps, cet être habituel qui est bien le mien, que je ne quitterai jamais et qui m’accompagne au gré de toutes mes expériences qu’elles soient perceptives, émotionnelles ou intellectuelles. Incontestablement nous sommes des corps, des êtres de chair, tout comme nous sommes aussi des êtres de conscience et d’esprit. N’est-ce pas reconnaître que le corps humain, qui est résolument « corps-propre », n’est jamais que sujet et objet ? Il porte en lui cette « dualité » qui n’est jamais qu’une combinatoire que chacun vit et exprime à sa manière. Autant dire que le corps humain est à la fois sujet et objet. Or qu’est-ce donc que le monde pour chacun d’entre-nous ? C’est l’ensemble de la réalité matérielle existant dans l’espace, indépendamment de moi. C’est en ce sens que nous disons que le monde est bien ce qui nous est extérieur, ce que nous percevons par la médiation de nos sens, ce qui est un « kosmos », c’est-à-dire une totalité qui, à première vue nous échappe, et que pourtant nous allons pouvoir connaître par l’entremise de la perception et ensuite de la connaissance rationnelle et scientifique. C’est ainsi que le monde obéit à des lois, celles du déterminisme naturel, qui font que les choses ne peuvent être autrement que ce qu’elles sont en fonctions des lois de la causalité. Ce monde là, dans lequel nous ne vivons pas forcément, est celui de la raison scientifique qui explique l’ordre des phénomènes et des faits. Il y a bien là quelque chose d’étrange, voire de difficile à comprendre, parce qu’il s’agit d’accepter l’idée selon laquelle nous vivons dans un monde et pensons dans un autre. En effet même si nous sommes spectateurs émus esthétiquement par un coucher de soleil, nous savons bien que le soleil ne se couche pas, pas plus qu’il ne se lève d’ailleurs ! Et pourtant que vivons-nous ? Est-ce dire alors qu’il y a plusieurs mondes auxquels nous sommes confrontés ? Pouvons-nous affirmer que bien que le monde soit toujours déjà-là avant même l’émergence de toute conscience ou pensée, nous vivons dans un monde qui est davantage le notre et qu’ainsi il y aurait une multiplicité de mondes ? Certains philosophes distinguent le monde extérieur, objet de nos perceptions, du monde intérieur, celui de notre intériorité pensante, affective et psychique. Chaque être humain ne porterait-il pas en lui un certain monde ? Mais cette pluralité et diversité des mondes ne serait pas un obstacle en soi car, comme le souligne M. Dufrenne « Le monde sans l’homme n’est point encore le monde : non que le monde attende l’homme pour être réel, mais il l’attend pour percevoir son sens de monde. » N’est-ce pas par l’incarnation de notre être-au-monde que le monde a finalement un sens pour nous qui y vivons ? A quoi sommes-nous parvenus ? Le monde est bien une totalité et dans la mesure où chacun d’entre-
nous en exprime un sens possible nous sommes conduits à reconnaître que le monde est ouvert à tous ceux et celles qui font signe en lui, qui cherche à lui donner un sens et ce par la médiation de leur style d’être-au-monde. Nous ne sommes donc pas seuls au monde et le monde est ouvert aux différentes cultures, subjectivités qui cherchent à l’habiter.
N’est-ce pas cela que la philosophie phénoménologique nous donne à comprendre : que le monde n’est humainement monde pour nous parce que nous tentons de l’habiter en y inscrivant notre subjectivité qui reste ouverte à une intersubjectivité ? Sans cela le monde ne serait qu’une totalité aveugle obéissant à ses propres lois et en ignorant tout bien sûr de ce que nous sommes nous les humains en tant qu’être ayant et étant corps ! |
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Participez à une création collective!
La compagnie La Diagonale et la Troupe des lecteurices du Val d’Azun ouvrent un espace de la création « Pastoral(e) : chronique d’un métier vivant ».
Nous invitons les habitants des Vallées des Gaves à rejoindre ce projet de lecture théâtralisée. Sous la direction de Laurence Laburthe, nous explorerons ensemble les voix de Mireille Mouluquet, Joseph Boussion et Jacques Roumain pour faire résonner la poésie de nos montagnes.
Une démarche ouverte à tous : Soucieux de rendre la culture accessible au plus grand nombre, cet atelier est entièrement gratuit. Aucune expérience de la scène n’est requise, seule l’envie de partager un récit commun compte.
Rendez-vous du 30 mars au 31 mai au Kairn tous les lundis matins (hors vacances scolaires).
Contact: 06624077038 ciediagonale@gmail.com
cieladiagonale.com | lecteurices65.com
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Du 23 mars au 4 avril le Kairn est en vacances. Pensez à passer vos commandes en avance pour faire le plein de livres!
A très bientôt!
Les amaz’un(e)s
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Le 20 juin dernier aux carnets de campagne de Dorothée Barbat : |
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Le département nous fait l’honneur d’une petit film sur le Kairn dans sa série sur les Hauts Pyrénéens ICI |
Back to earth nous a rendu visite et est reparti avec un petit film : ruralité, le succès des cafés librairie
le film LE KAIRN LA BELLE ALLURE pour vivre le Kairn en son, en mots et en image
réalisé par Jean Pacholder. Pendant les printemps et été 2018, Jean a fait partie de l’équipe, avec sa caméra. Merci à lui pour le film et pour la libre diffusion.
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L’émission CARNET DE CAMPAGNE du 4 juin 2019 sur les Pyrénées, France Inter
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Et aussi
Les In8 parlent de nous ! Les In8, c’est une maison d’édition à Morlaas, qui a notamment publié Le goût de la viande de Gildas Guyot, un premier roman que nous avons beaucoup aimé comme vous le savez…
Un Web magazine parle de nous ! Il s’agit de ICI, tout va bien, Territoires d’actions, de projets et d’utopies en partage…… et un nouvel article https://www.ici-toutvabien.org/applaudir/388-besoin-de-prendre.html
Suite à son passage au Kairn fin juin, Sarah Roubato a écrit un article dans La Relève et la peste
Belles occasions d’aller voir leurs sites !